• Protocole alimentaire, sans lait et sans gluten mais avec le sourire

    Aujourd’hui je publie un article qu’il me tardait d’écrire, maintes fois demandé par mon entourage.

    Voici donc le protocole alimentaire que je suis depuis maintenant 2 ans, quasi strictement.

     

    Protocole alimentaire, sans lait et sans gluten mais avec le sourire

     

    Pourquoi ce protocole ?

    Cela faisait de très nombreuses années que je souffrais, de manière chronique, de forts maux de ventre, qui me faisaient, parfois, me plier en deux pendant de longs moments, jusqu’à ce que ces « crampes » se dissipent, du moins en surface. Une douleur latente restait sans arrêt. J’avais le ventre gonflé, de nombreux « gargouillis » et beaucoup de mal à digérer la plupart des aliments.

    Depuis quelques années, était également apparue une fatigue répétée et anormale. Alors que j’estimais avoir un mode de vie sain (repas équilibrés, dose de sommeil, activité physique) j’étais très fatiguée. Cela se manifestait par une envie quasi constante de dormir, mais aussi par des nausées et un état « brouillardeux » très désagréable.

    J’ai finalement décidé (après 2 ans de réflexion, car je savais qu’elle serait la sentence) d’aller voir une nutritionniste.

     

    Diagnostic

    Après des examens sanguins et des questions sur mes habitudes alimentaires, voici donc le diagnostic.

    Je suis hypersensible aux protéines de lait de vache, sensible au gluten et j’ai un candida alibican très développé. Mais qu’est-ce donc que cette bestiole ?! Nous avons tous en nous des bactéries, plus ou moins bénéfiques ou nocives pour nous-même. Nous avons tous en nous un peu (ou bien trop) de candida alibican. Dans mon cas, j’en ai trop. De ce fait, cette bactérie, qui se nourrit essentiellement de sucre, de levure et de lait (d’où « candidose » qui signifie « blanc ») me « pompe » les nutriments qui me sont essentiels et me fatigue en créant des carences.

     

    Mise en place du protocole alimentaire

    Voici donc le protocole qui a été mis en place, et que je suis quasiment au pied de la lettre depuis presque 2 ans.

    A noter, je ne suis pas médecin, je retranscris ici ce qui m’a été recommandé personnellement après entretien et analyses. Toute personne qui voudra un diagnostic complet de son propre cas doit passer par un spécialiste adapté.

    Cependant, ce régime alimentaire est sain et ne comporte aucunes carences. Vous pouvez donc manger comme suit au quotidien, votre corps sera soulagé de nombreux poids alimentaires.

    Afin de réduire l’ampleur et l’emprise du candida albican, je dois supprimer les levures (brioches, pains, pizzas et autres pâtes levées) ainsi que les fromages bien faits et à moisissures (pâte persillée). Il se peut que je mange du pain sans gluten, mais avec levure. Je dois alors obligatoirement le faire griller afin de détruire un maximum de levures.

    Même si je ne suis pas allergique ou intolérante, mais seulement sensible au gluten, je dois supprimer le blé, le seigle, l’orge et l’avoine, c’est-à-dire toutes les céréales, et autres produits dérivés, en contenant. Et là, je vous assure que vous vous sentez perdue devant votre placard vide et devant les noms bizarres de farines sans gluten au teff, à l’amarante ou encore de noix de coco !

    Enfin, de par mon intolérance aux protéines de lait, je dois supprimer tous les laitages, du fromage aux yaourts, en passant par le beurre, la crème fraîche et tous les produits en contenant.

    Seuls les yaourts au lait de brebis ou de chèvre sont permis, mais mon corps ne les accepte pas très bien, donc je mange exclusivement des laits végétaux.

    Attention, protéines de lait et lactose sont deux choses différentes. Le lactose est le sucre contenu dans le lait, et de nos jours, de plus en plus de produits sont allégés en lactose. Ceux-ci ne présentent aucun avantage pour moi, car ce que je ne digère pas sont les protéines de lait, impossibles à éradiquer, et présentes dans tous les laitages, même cuits.

     

    Des exemples types de menus

    • Le petit déjeuner est un repas essentiel de la journée. Il faut le prendre assez consistant mais pas trop sucré.

    Pour ma part, le matin je déjeune avec des tartines craquantes au sarrasin (eau, sel, sarrasin) ou multi-céréales (riz, quinoa, sarrasin). Parfois, je me fais griller une tranche de pain sans gluten (Bastide blanche au riz-sarrasin ou riz-quinoa). Dessus je tartine une margarine 100% végétale (St Hubert bio) et de la confiture ou du miel, pour la petite touche sucrée.

    Si j’ai très faim, j’ajoute une tranche de jambon blanc.

    Ce qui est également très intéressant à ajouter est un miam au fruit à la banane. Il s’agit d’écraser à la fourchette une banane bien mûre (plus digeste), d’y ajouter une cuillère à soupe d’huile de colza et/ou de noix (pour les omégas 3) et le jus d’1/2 citron pressé, afin de contrebalancer le sucre de la banane. Vous pouvez aussi y ajouter un kiwi, afin d’avoir une dose de vitamine C.

     

    • Si j’ai un creux à 10h, je vais privilégier un fruit frais (pomme ou banane si je n’ai pas pris de miam le matin) à associer avec un oléagineux (noix, amande, noix de cajou) afin de stabiliser le pic d’insuline dû au sucre du fruit.

     

    • Le midi est généralement constitué d’une part de protéines et d’une part de légumes cuits.

    Il faut savoir qu’une association à éviter est protéines/féculents, du genre poisson/riz ou viande/pâtes.

    Pourquoi ?

    Il y a deux raisons à cela. Tout d’abord, les protéines et les féculents empruntent la même voie digestive (au contraire des protéines et légumes qui passent par deux chemins séparés) ce qui entraîne un « bouchon » lors de la digestion et le fameux « coup de barre » d’après les repas. Je peux vous dire, qu’en évitant ces associations, ce coup de barre n’est plus qu’un mauvais souvenir !

    Ensuite, il s’agit d’une question de PH et d’acidité. Plus notre alimentation est acide, plus nous risquons aigreurs d’estomac et autres désagréments. Or, les protéines et les féculents sont tous deux acides ! Alors que grâce à l’association protéines (acide) et légumes (basiques) notre acidité est rééquilibrée.

    Le déjeuner se composera donc essentiellement de légumes cuits (à l’huile d’olive) avec une portion de viande blanche (plus digeste que la viande rouge) ou du poisson. Les poissons à privilégier sont ceux qui sont gras comme le saumon, le maquereau, la sardine ou le cabillaud.

    Si vous optez pour une salade composée, évitez au maximum les crudités. Pensez aux betteraves, aux carottes cuites ou aux haricots verts. Si vous mangez des tomates, essayez au maximum de les peler et de les épépiner, car graines et peaux irritent votre intestin.

    Si vous prenez un dessert, jamais de fruit cru en fin de repas (ils vont fermenter dans votre estomac en attendant leur tour de digestion ce qui n’est pas bon). Mangez des compotes sans sucre ajouté, un yaourt végétal ou un carreau de chocolat noir.

     

    Protocole alimentaire, sans lait et sans gluten mais avec le sourire

     

    • Pour la pause du goûter, vous pouvez prendre un fruit cru ou des fruits secs, toujours associés à un oléagineux, ainsi qu’un carreau de chocolat noir (peu sucré et plein de magnésium).

    Si vous souhaitez vous faire une pause plaisir, vous pouvez consulter mes recettes, toutes réalisées sans lait et sans gluten et avec un minimum de sucre.

     

    • Enfin, concernant le repas du soir, un repas végétal est à privilégier, afin de ne pas fatiguer votre corps pendant la nuit (surtout si vous avez fait une séance de sport).

    Ce repas végétal se constituera d’une base de féculents (riz, pâtes sans gluten, sarrasin, quinoa, steack végétal, polenta, pois chiche, lentilles, pommes de terre ) et d’un accompagnement de légumes cuits.

    Eviter les sauces tomates le soir, ce qui favorisera les acidités.

    Si vous avez déjà pris un repas végétal le midi, privilégiez un repas poisson/légumes le soir.

     

    • Dans la journée, une bonne hydratation est primordiale, au moins un litre et demi.

     

    • De plus, il faudrait que vous ajoutiez à votre alimentation, et ce de manière quotidienne, 3 cuillères à soupe d’huile de colza, de noix ou de cameline crue, ce qui vous fera un bon apport en oméga 3.

     

    • Attention aussi au soja, car il contient des phytoestrogènes qui, à haute dose, peuvent modifier notre système hormonal.. Un produit au soja par jour est suffisant. Il existe d'autres laits végétaux (coco, avoine, amande, noisette) qui sont autant de possibilités de recettes et de goûts à découvrir.

     

    • Attention aussi à ne pas surcharger votre alimentation en maïs et en riz, sous prétexte que ces céréales sont sans gluten. Certes elles le sont, mais elles ont aussi un fort indice glycémique, c'est-à-dire, un fort taux de sucre. Pensez donc au sarrasin ou au quinoa afin de diversifier vos préparations.

     

    Conclusion

    A première vue, ce protocole alimentaire peut faire peur, j’avoue avoir été paniquée lorsque la nutritionniste m’a annoncé tout cela. J’ai dû revoir tous les placards, toutes mes bases, toutes mes recettes, toutes mes courses.

    Mais finalement, passés les premières peurs, les premiers ratés en cuisine, ce protocole se met en place de façon automatique.

    Il faut cependant énormément cuisiner soit même, car, bien que la grande distribution commence à voir la vie de manière plus saine, de gros efforts restent à faire.

    Il faut aussi, et je pense que c’est le plus difficile, savoir résister aux tentations. Pour cela, le meilleur moyen c’est de s’octroyer, si l’on n’est pas allergique bien sûr, de petits écarts de temps en temps, juste histoire de se passer l’envie. Qu’est-ce qu’un petit écart ? Une portion de fromage frais, une tartine baguette, quelques cuillères d’un bon gâteau… Pas tout le même jour évidemment ! De toute façon, votre corps vous rappellera vite à l’ordre.

    Ce qui m’a aidée, et m’aide encore aujourd’hui, à suivre ces habitudes alimentaires sont deux choses.

    Premièrement, les résultats spectaculaires obtenus en quelques jours, oui, oui, j’ai bien écrit quelques jours : plus de nausées, plus de fatigue, un ventre dégonflé presque comme par magie, ce qui est vraiment très encourageant. En 1 an, j’ai également perdu pas mal de poids (environ 12kg) simplement en modifiant ma manière de cuisiner et sans jamais faire de régime strict dans le sens où on l’entend.

    Deuxièmement, l’attention et les attentions de mes proches, qui ont, eux aussi, changé leur manière de cuisiner et de faire leurs courses.

    A vrai dire, pas forcément besoin de se « prendre la tête » : une salade en entrée, un plat viande grillée / légumes et une compote maison, une salade de fruits ou un gâteau au chocolat à la Maïzena constitue un repas formidable et peu coûteux en adaptation.

     

    Protocole alimentaire, sans lait et sans gluten mais avec le sourire

     

    Alors, êtes-vous prêt(e)s à sauter le pas ? Peut-être pas tout, mais au moins quelques petites modifications….

    Si vous avez des questions n’hésitez surtout à m’en faire part, j’y répondrais avec grand plaisir !

     

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